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Me voilà revenue de ma journée préférée mais avec du chagrin piquant le lacrymal et suintant plein par tous les pores.

Bras ballants. Coeur désillusionné. Genoux qui s’entrechoquent. Tête désenchantée. Et, pour emballer le tout, une pesante enseigne scotchée au frontal: “SERT A RIEN”.

D’abord, Râleuse: prostrée, butée, ferrée, engonçée dans son mal de vivre jusqu’aux oreilles, n’a pas voulu piper un piètre mot de la matinée. Tout en biglant dédaigneusement sur mes allées et venues et refusant ostensiblement de rendre la réplique à mes douteuses (certes) tentatives d’égaiement. Quant à savoir pourquoi elle fait du boudin… vaste question.

L’Innocent, lui, en contrepartie, s’est montré particulièrement fécond en qualificatifs attendrissants pour ma pomme: ”tueuse de poisson” (cause qu’il aime pas l’odeur du poisson et que du coup il en a rejeté une partie dans son assiette: côté naseaux, ça n’a pas bonifié la stratosphère ambiante), ”radine” (cause que je voulais pas lui filer une clop vu qu’il arrête pas de quémander tout en refusant méthodiquement sa contribution à chaque occase que je la lui demande), ”méchante garce” (cause que j’ai pas voulu qu’il lèche la cuillère de chocolat alors que j’avais pas encore fini de racler le saladier). Euh… et encore: c’est juste un condensé.

Entre-temps, bien sûr, faut que j’aille pêcher les ingrédients et les ustensiles à droite à gauche (pas rangés au même endroit que mardi dernier: ben forcément, pour quoi faire ?). Dans cette délicate entreprise, je zig-zague dangereusement au milieu des coudes animés de tout ce beau monde qui n’a rien à faire dans la cuisine (en tout cas pas la vaisselle qui s’amoncelle dans l’évier) sauf à s’abreuver mutuellement de leurs boires et déboires que j’écoute d’une ouîe (bien obligée…) déjà fort émoussée par ceux qui sont déjà passés par là avant.

Là, à ce stade de la matinée, j’avoue que moi et moi avons un temps dialogué en vue de savoir si on serait pas plus mieux bien ailleurs.

Mais on n’a pas eu le temps de conclure: a surgi un quidam, tout empesé dans son veston-cravate et vlà-t-y pas qu’il y va de son ton docte pour nous déballer, du A juqu’au Z, comment ki faut cuire le riz.

La cerise.

Moi et moi, on pouffe de rire, nerveusement et intérieurement,tandis que flegmatiques et extérieurement nous tâchons de poser les bonnes questions.

Au moins un qui viendra pas dire que c’est pas bon.

Et la sauce au porto.  Ah .  La sauce au porto. Sur la cerise, la chantilly.

C’est que j’avais omis un tout petitou légero infimissime détail: pas d’alcool chez les pratiquants du maghreb. Aïe aïe aïe…. et me v’là lancée dans un laïus un peu confus comme quoi l’alcool, vu qu’à la cuisson ça s’évapore, on peut plus vraiment parler d’alcool: dacodac ?

Ouch. L’explication est passée de justesse. Mais j’ai bien compris que ça le ferait pas une 2nde fois.

Puis, la réunion. Désormais institutionalisée depuis mardi dernier: c’est-à-dire qu’il manque la moitié des concernés, que les présents sont là dans un but précis: déblatérer de leurs factures impayées pour que l’assoc les paye à leur place (eh oui, j’apprends à cette occase que le bénèf du vestiaire sert entre autre à ça) et se faire remonter les bretelles pour plus qu’ils volent au vestiaire. En bref, tout sauf l’essentiel:  c’est quoi le projet de l’assoc ?

Bien sûr, pas bête la bête, je me fais minus-minus  (en gros, je voudrais rentrer chez moi sans hématomes) et je me contente de faire travailler tout bas l’un de mes 2 hémisphères (je sais plus lequel).

Puis, quand même un peu dégoûtée, je remballe mon Pictionnary (”non, on fait pas jeu de société aujourd’hui” je réplique sèchement).

Hasta la vista.




février 3rd, 2009 at 7:22


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